
Le 2 février 1903, Marie Martel voit le Sacré-Coeur et Saint Michel. La Sainte Vierge lui dit par deux fois :
“ Mon enfant, Je désire que tu dises à tous les prêtres qu’ils fassent connaître à Mon peuple Ma présence ici ”
Récit tiré de l'ouvrage : Les Apparitions de Tilly, par le Marquis de Lespinasse Langeac
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Pour clore ce récit, il convient de présenter quelques témoignages de grâces et de guérisons obtenues par les pèlerins venu prier à Tilly. Voici quelques exemples consignés dans mes notes et documents. Elles sont nombreuses, si nombreuses même que leur récit détaillé ferait un volume.
Que de récits touchants j'ai entendus, que de familles j'ai rencontrées à Tilly venant de tous les coins de la France pour remercier et bénir.
Ce qui frappe de prime-abord dans toutes les déclarations enregistrées, c'est l'unanimité dans la formule des prières à la Très Sainte Vierge :

« Si c'est vous qui apparaissez à Tilly, guérissez...accordez… »
Cette réticence est en tous points chrétienne et con forme à la prudence chrétienne, et comment n'en pas prendre un gage très sérieux d'espoir, quand immédiatement après cette prière formulée avec foi, le danger est conjuré, la maladie disparue, au grand éfonnement des médecins qui retrouvent leurs malades souriants et guéris.
Il n'est pas possible, pour le moment du moins, de connaître le nombre des grâces et des conversions obtenues, ni d'apprécier leur importance.
Mais ce que je puis dire, c'est que bon nombre d'hommes de toutes classes, de toutes conditions, venus de très loin, de France, de l'étranger, pour toute autre raison que leur conversion, ont trouvé à Tilly leur chemin de Damas.
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Plusieurs furent si vivement frappés qu'ils tombèrent à genoux et ne se relevèrent que pour demander à l'un des prêtres présents au champ de faire l'impossible, c'est-à dire de recevoir l'aveu de leur passé pour obtenir le pardon avant de sortir du champ de l'apparition.
Allant finalement s'agenouiller au confessionnal fréquenté pendant ces inoubliables journées comme aux plus grandes fêtes religieuses de l'année.

En dehors du champ, de l'influence des émotions que pouvaient provoquer les prières et la vue saisissante des visions, il y a eu encore des retours à Dieu demandés et promis à Tilly par des sectaires endurcis, liés par les serments les plus irréductibles.
Même Mr Cascrane, ce terrible adversaire des faits de Tilly, ne finit-il pas sa vie, avec une simple médaille de Marie Immaculée bénie par l'apparition et acceptée par ce moribond qui suffira pour opérer ce miracle de conversion ?

Alors le blasphème cesse, les larmes du repentir et les prières oubliées reviennent, le face à face avec le Souverain Juste Juge est imminent et la mort sanctifiée ce jour par l’abbé Durand devient douce et calme.
Est-il possible de ne pas voir dans ces retours spontanés la main de Dieu ?
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La première guérison corporelle eut lieu dès les premières semaines de l'apparition et au champ même, et c'est un enfant qui fut l'objet de cette première faveur.
L'enfant Le Bailly, le petit Martin, de Fontenay-le-Pesnel, dès sa naissance était couvert d'une lèpre affreuse qui l'enveloppait des pieds à la tête.

Rien n'avait pu même calmer cet état si cruel. ses cris et ses pleurs étaient continuels, ont déclaré ceux qui le voyaient chaque jour.
Avec cela une telle faiblesse que le pauvre petit ne pouvait se soutenir. Depuis longtemps il eût dû marcher et courir, l'infirmité était telle que ses parents n'espérant plus qu'il puisse jamais faire un pas, n'avaient jamais songé à lui acheter de chaussures.
Quelle joie pour eux quand leur enfant, tout à coup, fit un effort pour sortir des bras de sa mère, qui priait au champ, et se mit à courir pieds nus avec un aplomb parfaits !

Toutes les plaies cessèrent alors de suppurer, les croûtes desséchées tombèrent si rapidement que quelques jours après, en le voyant si sain et si vigoureux, personne n'eût pu soupçonner l'état affreux dont il sortait.
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Depuis, la santé du petit le Bailly est à toute épreuve.
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Une des premières guérisons à Tilly fut aussi celle du Sieur Théodore de la Fontaine.
Ce vieillard était atteint d'une hernie très développée. Malgré les bandages posés à Caen par le meilleur spécialiste, le volume de sa blessure le faisait horriblement souffrir.
Poursuivi par le désir de faire une neuvaine Notre-Dame de Tilly, il la commença avec une telle confiance qu'il jeta ses bandages.
Poursuivi par le désir de faire une neuvaine Notre-Dame de Tilly, il la commença avec une telle confiance qu'il jeta ses bandages.
Quelle ne fut pas sa surprise ! Immédiatement tout rentra dans l'ordre, et si bien, qu'il se mit à marcher tous les jours, du matin au soir, sans aucune fatigue ni douleur, ni infirmité, ni bandage. Deux mois après sa guérison, la jugeant alors complètement assurée, il en rendit témoignage et montra depuis sa reconnaissance par une grande piété envers la Sainte Vierge.
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La Comtesse Camille de Montreuil, est actuellement âgé de soixante-dix ans.
Depuis de longues années, ses jambes, des pieds jusqu'aux genoux, n'étaient qu'une plaie vive.
La peau n'existait plus et depuis cinq ans, des trous s'étaient formés et ces plaies suppuraient incessamment.

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Le mal s'était tellement aggravé qu'il était effrayant, les douleurs devenaient intolérables.
Trois fois par jour on pansait ces plaies, et ses chaussons étaient pleins de sang. Trois médecins soignèrent ces infirmités, elles étaient inguérissables.
Vers la fin d'août 1896, le docteur Henri Laval, un des trois docteurs, membre de la famille et fervent dévot de la Vierge, demanda à Marie Martel un morceau du bois de l'ormeau.
Entré chez lui, il récita le chapelet en famille, c'était d'ailleurs l’habitude quotidienne.
Tout en priant, il promena sur ses plaies le fragment de l'arbre, tout en suppliant spécifiquement, la Vierge de Tilly, pour soulager la Comtesse.
Le mal s'était tellement aggravé qu'il était effrayant, les douleurs devenaient intolérables. Trois fois par jour on pansait ces plaies, et ses chaussons étaient pleins de sang. Trois médecins soignèrent ces infirmités, elles étaient inguérissables.
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Immédiatement après, les démangeaisons cessèrent, puis les chairs remontèrent à la vue de tous, en très peu de temps, la peau se reforma, aucune douleur ne fut plus ressentie.
Elles gardent néanmoins leurs cicatrices, et les voir est le meilleur certificat qui puisse être donné.
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Au mois de mai 1898, un enfant de Tilly, Georges Lacroix, se préparait à sa première communion.
De jour en jour les symptômes de la phtisie s'accentuaient et la maigreur de ce pauvre malheureux était effrayante. La famille était pauvre et avait recours au bureau de bienfaisance.
L’enfant était atteint de tuberculose intestinale.
Mr le Doyen allait le visiter et l'instruire, mais plusieurs semaines séparaient encore de la première communion. « Que Mr le Curé se hâte, disait le médecin, car dans quelques jours l'enfant va mourir. »

Sa grand-mère et sa tante Mme Devillet venait réciter le rosaire quotidien, au côté de Marie Martel.
Le petit malade dit alors à sa grand-mère :
« Si Marie Martel voulait prier pour moi ?... Que je serais heureux ! »

Marie Martel pria la Vierge et reçut l'ordre de l'apparition de prêter à l'enfant une relique de la Vraie Croix qu'elle avait en sa possession et d'affirmer au doyen qu'il ne fallait pas s'inquiéter, qu'il ferait sa communion en même temps que les autres.

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Aussitôt que le malade eut la Sainte Relique, le mieux commença, on le consigna par écrit. La famille abusa même de ce mieux en obligeant l'enfant à l'accompagner tous les jours pour quêter des secours. Malgré tout, la parole de la voyante se vérifia et ce petit condamné à mort devint en peu de temps d'une santé et d'une force remarquables.
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Le 18 août 1898, pendant la tempête, l'orage et la trombe d'eau qui s'abattirent sur le champ.
Marie Martel étant en en plein vision, ne reçut pas la plus petite goutte d'eau, quand tous ceux qui l'entouraient étaient trempés jusqu'aux os.

Une très digne et très chrétienne personne, Mademoiselle Françine d' Harcourt, atteinte d'une maladie de cœur incurable depuis plus de vingt ans, souffrait sans cesse.
Le danger était si grand, que ses médecins lui défendaient tout mouvement pouvant provoquer la moindre fatigue, pouvant provoquer l’arrêt du coeur.
Elle mit toute sa confiance en la Sainte Vierge qu'elle venait d’invoquer à Tilly.
Lors de son retour, quelle ne fut pas sa surprise de ne plus rien ressentir au cœur, et quel fut son bonheur en constatant qu’elle était complètement guérie.
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Le docteur Lalmant célèbre Chirurgien et biologiste français, mondialement célèbre dès les années 1910–1920, prix Nobel de médecine, figure majeure de son époque, qui la soignai déclara :

" Il n'y a plus aucune complication du côté du cœur, cet organe n'étant plus affecté d'aucune maladie. Qu'on m’explique donc cette guérison instantanée et radicale ! » déclara-t-il.
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Par ordre de date, j'aurais du mettre la guérison de Thérèse Lebourgeois avant celle de Mlle Francine, mais j'en ai déjà longuement parlé en début de récit, et ce n'est que pour préciser son double état de maladie que j'y reviens ici. Jambe à couper, de l'aveu des quatre principaux médecins de Bayeux et cela le plus tôt possible.
Puis, l'un de ces médecins, après l'avoir auscultée dit : « Il est inutile de la mutiler pour mourir, elle est complètement phtisique, les cavernes du côté (poumon droit) sont épouvantables. »
Le lendemain de sa guérison, Thérèse, dès le matin, courut alerte à l'hôpital et stupéfaction du personnel !
Parcourut les salles du rez-de-chaussée, se mettant à genoux partout pour prouver que la guérison était complète.

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Parcourut les salles du rez-de-chaussée, escalada les escaliers, se mettant à genoux partout pour prouver que la guérison était complète.
Le docteur Hamaide qui avait reconnu la tuberculose pulmonaire, vint à l'hôpital :

« Est ce vrai que vous avez vu Thérèse ? » « Oui. » répondirent les religieuses infirmières. « Sans béquilles ? »
« Oui, elle court, elle se met à genoux, se relève avec une facilité extrême et elle a voulu que tous les malades en fussent témoins, elle est montée dans les chambres, partout…»
« Eh bien! » dit-il : « Malgré toute l’étendue de mes compétences et de mon expérience, je me vois dans l’impossibilité d’apporter une explication rationnelle.
Ce que j’observe dépasse de loin le cadre de la médecine . Il semble que la Vierge de Tilly, soit réellement intervenue, car aucune autre hypothèse scientifique ne saurait rendre compte de cette totale guérison.. »
Voilà ce que les religieuses de l'hôpital ont aussitôt raconté. Un mois plus tard, après l'avoir auscultée, nous savons ce que le docteur Hamaide a écrit sur le cas de Thérèse Lebourgeois, mais après la consultation il fut encore plus explicite et voici ses paroles textuelles : « Je vois son genou complètement guéri et les cicatrices des traitements subis, je ne peux que constater la guérison.
Quant au poumon droit, lui, il a gardé ses cavernes, par conséquent on voit son état. Or, ces cavernes aujourd'hui sont guéries, ce retour à la santé est miraculeux, car autrement c'était inguérissable... » Jules Yon.
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Le 14 septembre 1899, Henri Yon, dix-huit mois, est atteint d'une méningite.


Le Professeur Isidord Lemoine un médecin français du tournant du XXᵉ siècle, ayant travaillé dans les hôpitaux parisiens et spécialisé dans les affections du système nerveux central.
Il constate les symptômes de la méningite la plus complète, ajoute qu'il n'y a plus d'espoir, et que l'enfant est perdu.
Vite alors, la famille demande Marie Martel, que la Sainte Vierge intervienne, si Elle veut bien, ils implorent le miracle...Marie Martel donna sa relique de la Vraie Croix sur les indications de sa vision, et précisa qu’il fallait la déposer dans le berceau du petit Jules.
A peine celle-ci est-elle suspendue à son cou, que l'enfant pose doucement sa tête et s'endort paisiblement, sans ses hoquets fréquents. « Défions-nous de ce mieux, dit le docteur Lemoine, le réveil sera terrible malheureusement et les crises de plus en plus épouvantables. »
Mais, au réveil, l’enfant ouvrit les yeux et un sourire éclatant illumina son visage. Les terribles pleurs et les douleurs qui l’avaient torturé avaient disparu comme par enchantement. Il se mit à jouer avec une vivacité et une clarté d’esprit qui semblaient surhumaines.
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La stupeur et la joie qui envahirent ses parents furent indescriptibles : pour la première fois, ils voyaient leur petit Jules pleinement éveillé, libre de toute souffrance, lucide, et plein de vie, comme si un miracle venait de s’accomplir sous leurs yeux émerveillés.
Le lendemain, le surlendemain, pas de crises. Le docteur s'étonne qu'on ne l'ait pas rappelé au moment des secousses, il va visiter spontanément son petit moribond, qu'il trouve à table au déjeuner de famille, le consulte, et, tout symptôme de maladie ayant disparu, il dit en présence de tous : « Ce n’est pas possible, je n'y comprends absolument rien, il est guéri. » Santé, sommeil, appétit, tout est subitement recouvré.

Arrêtons un instant le récit des grâces et des guérisons obtenues à Tilly.
Il faut glaner simplement, au milieu de toutes les merveilles , et encore n'en connaissons-nous que la plus petite partie.
Le secret a été bien souvent réclamé, mais aussi bien souvent gardé.
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Et quand on voit incessamment revenir certains pèlerins dont on admire la foi et la piété, si l'on se prend à vouloir en sonder le motif, que de fois, sans autre explication, a-t-il été répondu : « Ah, si vous saviez quelle reconnaissance nous avons contractée ici envers la Sainte Vierge ! »
On le saura plus tard, les circonstances se modifient, le temps est un facteur puissant et la grande règle de l'histoire, c'est de compter sur lui. J'ai raconté comment un pèlerinage avait été pieusement fait à Campo Cavallo et comment il avait été béni. Cette prière à peine terminée : « Très Sainte Mère, si c'est vous qui apparaissez à Tilly à Marie Martel, daignez, je vous en supplie, abaisser vos regards vers nous ! »
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Et ce regard s'abaissa si maternellement, avec une telle expression de bonheur qu'une religieuse présente, qui n'avait pas entendu la prière, ne put s'empêcher de dire : « Qu'avez-vous demandé à la Très Sainte Vierge pour que son visage fût si doux ? »
Il me revient à présent de vous présenter un autre témoignage, un événement si exceptionnel qu’il s’inscrit bien au-delà des limites ordinaires des interventions célestes. La Vierge y apparaît dans toute l’étendue de sa grâce et de son autorité, prodiguant un acte qui impressionne et émerveille par son intensité et son caractère miraculeux, laissant ses témoins abasourdis et profondément transformés.
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Citons le fait suivant : Au commencement de septembre 1898, un pèlerinage de la Touraine partait pour Lourdes.

Une pieuse Carmélite Sœur Marie-Claire de l’Assomption qui, depuis le commencement des apparitions de Tilly, était invinciblement portée chaque jour à prier pour que la volonté divine y fût connue et accomplie, eut soudain une inspiration.
Elle savait que le pèlerinage emmenait à la grotte bénie quatre malades qu'elle connaissait : 1º Isabelle Bassereau, atteinte depuis cing ans d'une gastrite rebelle qui, depuis trois ans, ajoutait aux cruelles douleurs de chaque jour des vomissements de sang noir fréquents.
2º Marie-Louisė Chupin, religieuse des Ursulines de Chavagnes, depuis six ans presque toujours couchée avec des douleurs lancinantes au côté droit.
Cette région était toujours gonflée, dure, très douloureuse; le certificat médical constate une pérityphlite avec phlegmes multiples.
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3º Juliette Benieux, a subit deux ovariectomies à Paris, est paralysé.
4º Philomène Pontamier, affecté de la cornée, elle ne voit plus du tout de l'œil gauche.

Sœur Marie-Claire de l’Assomption, religieuse carmélite profondément engagée auprès du service des malades de Lourdes, consigna dans son carnet personnel de ferventes promesses et le commencement d’une neuvaine à St Joseph, selon des conditions suivantes précises : « Si c'est bien la très Sainte Vierge qui apparaît à Tilly, je me permets de demander, pour le prouver, que ces malades soient guéries toutes les trois dans les conditions les plus désirables, et que ces guérisons soient constatées au bureau même des constatations à Lourdes. »
Voici le résultat de ses demandes, sans renter dans les détails du récit détaillés, qui seraient bien trop long, mais le Journal de la grotte de Lourdes à conclu officiellement : 1º Pour Mlle Bassereau : Le 7 septembre 1899, à partir du premier bain de piscine, tous les symptômes morbides ont disparu, elle ne vomit plus, ne souffre plus.
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2° Marie-Louise Chupin : Le 8 septembre 1899, à la procession du Saint-Sacrement, elle se lève soudain.....depuis ce moment, elle ne souffre plus.....toutes les fonctions ont repris leur cours normal.
3º Juliette Benieux : Le 9 septembre 1899, devant la statue de la Vierge, elle se lève de son fauteuil devant la foule...entièrement guérie de sa paralysie.
4º Philomène Pontamier : Le 10 septembre 1899, quittant la piscine, la vue lui est subitement rendue. Trois mois après, la Semaine Religieuse de Tours confirme que depuis le pèlerinage ces guérisons se maintiennent.
Toutes inscrites et constatées au bureau même des constatations à Lourdes
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De tous pays les foules sont accourues à Tilly, mais si Paris et ses environs lui donnent souvent ses plus constants, ses plus fervents pèlerins, que de grâces et de protections spéciales ont dû être signalées de ce côté !
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Dès les premiers mois de l'apparition, une religieuse famille, la famille de Montreval commença à Tilly des voyages bien souvent répétés.
A ce moment on pouvait encore se procurer quelque écorce de l'ormeau célèbre.

Une jeune femme, nièce de cette famille, fut à la suite de ses couches, atteinte d'un mal terrible et d'accès de fièvre qui mettaient sa vie en grand danger. Les célébrités médicales tous à l’unanimité, décident qu'une affreuse opération est nécessaire.
La pauvre malade, excellente chrétienne, ayant eu vent des manifestations de Tilly par sa tante, Madame Delanoët, résidant en Normandie près de Bayeux, la supplia humblement de vouloir en parler à la voyante du champ, Marie Martel.
Ce qui fut fait avec empressement. Marie Martel donna alors un morceau du bois de l’Ormeau à sa tante, et sur les indications de la voyante, elle fit une infusion avec le morceau d’écorce.
A peine, la pauvre souffrante, avala quelques gorgés, que la fièvre la quitta aussitôt et à partir de ce moment la guérison fut entière, sans aucun secours humain.
Parmi les quelques témoignages sélectionnés, je dois aussi parler d'une guérison qui fit grand bruit, mais qui, pour des raisons encore inconnues, n'a pas eu jusqu'ici les conséquences prévues d'abord.
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Au mois de juin 1897, un saint prêtre l’abbé Charles Beaulieu aussi instruit que pieux, aussi charitable qu'intelligent, obéissant à des sentiments d'ordre très élevé, voulait quitter le poste qu'il occupait à Paris auprès d'orphelins auxquels il consacrait sa vie et sa fortune.
Notre-Seigneur, disait-il, lui demandait ce sacrifice.
Désirant connaître les desseins de Dieu sur lui, il se dirigea un jour vers la chapelle de la médaille miraculeuse de la rue du Bac, et prosterné près de la Sainte Vierge, seul avec Elle, la suppliant, il lui dit : « Que faut-il faire maintenant ? » quand une voix parfaitement entendue lui répondit : « Allez à Tilly. »

Afin de se rassurer et de se confirmer à lui même, que c’était bien la Vierge qui lui avait répondu, il répondit à haute voix : « Est-ce bien vous, Très Sainte Mère, qui m'avez répondu ? Si c'est vous, faites-le moi connaître, et permettez-moi de vous en demander une preuve.

Nous avons un orphelin, le jeune Thomas, condamné par le docteur, guérissez-le, bonne Mère, et je croirai. »
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Cet enfant était atteint d'une coxalgie, la moelle épinière était gravement compromise, la colonne vertébrale formait l'arc de cercle, aux reins un abcès purulent, une anémie complète.
Par suite de toutes ces infirmités, une jambe s'était ankylosée et raccourcie. Les religieuses qui le soignaient lui donnaient quinze jours à vivre. Le docteur, chaque jour, massait et pansait ce malheureux enfant sans obtenir le moindre résultat.
Et voilà qu'après la prière de ce pieux ecclésiastique, sous la main du médecin, l'épine dorsale reprend et conserve sa direction normale. Le lendemain, la guérison s'accentuait, la plaie se cicatrisait, et le quatrième jour c'était la vie et la santé retrouvées.
La jambe n'avait plus d'ankylose, reprenait sa longueur, et toute infirmité avait disparu. Le résultat de cette guérison une conversion longtemps désirée, une vocation religieuse.
L’abbé Charles Beaulieu qui avait obtenu par ses prières cette remarquable guérison, cette réponse si affirmative, vint à Tilly.
Il loua aux environs une vaste propriété destinée à l'établissement d'une œuvre de bienfaisance.

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Un autre cas, d'une guérison obtenue dès le mois d'août 1896 et que le temps a confirmée comme étant bien une guérison subite et radicale.
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Mme la Duchesse Hortense de Bellescourt était à toute extrémité et une maladie infectieuse, des vomissements de sang noir répétés firent un jour dire à tous : « Avant 48 heures, c'est la mort. »

Le soir de ce même jour elle ne prend aucun médicament et les remplace par la promesse d'une visite à Tilly dont près de 80 lieues la séparent.
Aussitôt elle ressent un bien-être immédiat, la toux et le sang s'arrêtent et le lendemain, elle reprend son travail, puis part immédiatement pour Tilly.
Aussitôt arrivée, et après avoir fait à pied les cinq à six kilomètres de la gare d'Audrieu, elle va au champ, et à l'église, déclare au Doyen, qu’elle ne ressentent plus aucune fatigue, elle est tout simplement guérie.
Tout dernièrement encore elle est venue attester à Tilly devant des témoins nombreux, que sa guérison est complète.
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En janvier 1897, Mme Langlois de Marseille, atteinte de pneumonie grave, était dans un tel état que sa fin était attendue d'un jour à l'autre.
elle se déplacer, par crainte d’un arrêt du cœur à tout moment.
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Son docteur, Émile Montclar fervent catholique, avait prévenu son mari et tous les siens. « En supposant, disait-il, que cette pauvre malade (qui était sur le point de devenir mère) vive jusqu'à ce moment, elle ne pourra supporter les douleurs de la situation, il vous faut vite anticiper les derniers sacrements. »
Mme Langlois confiante en la Providence, chargea son médecin qui devait venir à Tilly avec sa famille, de bien vouloir demander à Marie Martel de prier pour sa guérison, ce qui fut fait.
Le 23 février, Marie Martel, après la vision au champ, donna cette réponse :

« La Très Sainte Vierge avait le visage rayonnant et a beaucoup souri à la demande de guérison. Ayez confiance, lui dit la voyante...»
En effet, la convalescence commença, à la stupéfaction de tous. Le mardi saint, le docteur disait à la malade : « Je ne comprends rien à votre guérison. » Et cette parole il l'a répétée maintes fois depuis. Les parents de cette jeune femme étaient phtisiques.
Un certificat dit que la bronchite dont elle était atteinte était tuberculeuse et arrivée au dernier degré, qu'elle a été guérie très promptement et totalement, en dehors de toutes prévisions médicales.
Il faut encore ajouter qu'elle mit au monde non pas un enfant, mais deux jumeaux, et dans les conditions les meilleures.
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À la fin du mois de mai 1897, une dame de Marseille, Mme Éléonore Valbret, vint à Tilly pour implorer une guérison devenue humainement impossible.

Depuis deux ans, elle souffrait d’atroces douleurs crâniennes et de crises violentes, perte de connaissance, nuits sans repos.

Aucun médecin, pas même le grand spécialiste marseillais, le célèbre Docteur Adrien Moreno, ne parvenait à la soulager.
Finalement, celui-ci déclara, avec gravité : « Il ne reste qu’une solution malheureusement, le trépan, et au plus vite. »
Malgré la peur de cette opération redoutée, Éléonore, soutenue par son frère Auguste, décida de se rendre à Tilly-sur-Seulles, après avoir entendu les récits de grâces obtenues par l’intercession de la très Sainte Vierge auprès de Marie Martel.
Affaiblie mais confiante, elle prit avec une profonde ferveur l’infusion d’un fragment d’écorce de l’ormeau béni, que son frère de retour lui rapporta. Le miracle fut immédiat.
Le lendemain, elle se réveilla paisible, légère, sans aucune douleur, comme si un poids monstrueux avait disparu d’un seul coup. Auguste, bouleversé, ne put que murmurer : « Tu n’as plus mal ? » « Plus rien… absolument plus rien. »
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Rentrée à Marseille, elle consulta de nouveau le docteur Moreno. Après un long examen, celui-ci s’écarta de la table, stupéfait : « Madame…cette guérison dépasse toute science. Vous n’avez plus besoin d’aucune opération. »
Éléonore retourna ensuite à Tilly en action de grâces, reconnaissant du prodige dont elle avait été l’objet : une guérison complète, obtenue sans aucun moyen humain, et attribuée par tous à l’intervention de la Très Sainte Vierge.
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Quelques mois plus tard, près de cette même ville, Jean-Baptiste Marrel, un homme de 40 ans fervent chrétien, bien connu pour sa bonté et sa force de travail, fut écrasé sous une lourde voiture chargée de marchandises.
Le médecin examina le blessé avec gravité : sa poitrine semblait broyée, chaque souffle laborieux. Après quelques instants, il se redressa et déclara, d’une voix solennelle : « Rien à faire, c’est un homme mort. »
L’abbé Delavenne s’agenouilla immédiatement auprès de Jean-Baptiste.
Il donna les derniers sacrements, récita les prières des mourants, et observa le souffle presque imperceptible de l’homme.


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Voyant qu’il respirait encore faiblement, il se tourna vers l’infirmière fille du médecin, Élise, et dit : « S’il vous plaît, préparez donc un peu de boisson, avec cette écorce de l’arbre de l’apparition de Tilly. Trempez-la dans ce breuvage…S’il peut en prendre, j’espère encore… »
Obligé de partir précipitamment, le prêtre laissa l’espoir suspendu aux mains d’Élise et des voisins.
Pendant quatre jours, le village et ses proches retint leur souffle, attendant le verdict de la vie ou de la mort.

Quand l’abbé Delavenne revint enfin, un spectacle miraculeux l’attendait. Jean Baptiste se tenait debout, la poitrine intacte, les blessures cicatrisées plus vite que toute médecine n’aurait pu l’expliquer.
Ses yeux brillaient d’une reconnaissance silencieuse, et ses mains levées bénissaient Dieu et la Sainte Vierge.
Les voisins, témoins de l’événement, murmuraient d’étonnement et de gratitude.
Jean-Baptiste raconta ensuite que dès la première gorgée, une chaleur douce avait envahi son corps, un souffle de vie s’était ravivé dans sa poitrine, et chaque heure qui suivait renforçait ses forces.
En quelques jours, il passa de l’agonie totale à la marche sur la route, guérison complète et inexplicable.
L’abbé Delavenne, profondément ému, dit : « Voici l’œuvre de la foi et du miracle de la Vierge de Tilly. Dieu a choisi de le garder parmi nous. »
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Le récit de Jean-Baptiste Marrel se répandit dans toute la région, symbole vivant d’un miracle inattendu, un témoignage où médecine et dévotion se mêlent, laissant tous émerveillés devant la puissance de la grâce divine.
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Un fait qui se passa à la même époque intéressera encore le lecteur.
L'abbé Daniel Fontaine à droite successeur de l'abbé Louis Roussel à gauche, le très digne créateur et supérieur de l'orphelinat d’Auteuil, qui voulait avoir une confirmation que c’était bien la Vierge qui parlait à Tilly, me fit part de trois demandes pour Marie Martel :

1° Il nous faut à tout prix des ateliers, les nôtres tombent en ruines, mais il nous faudrait d'immenses ressources et nous n'en avons pas. Réussirons-nous et vraiment faut-il entreprendre ce travail ?
2° Il nous faudrait des professeurs, et leur recrutement dans les conditions que nous pouvons nous permettre devient bien difficile ; pouvons-nous en espérer ?
La troisième question je n'ose la faire, parce qu'elle est irréalisable, disait le vénéré supérieur, enfin la voici : Nous avons aussi au Vieux Pont de Sèvres des orphelines, mais l'orphelinat appartient à des gens qui veulent nous expulser, vendre la propriété, il n'y a rien à faire.
Mère Marie Joseph, Louise Roussel y a installé des sœurs de l’Enfant-Jésus, un nouvel ordre fondé par son oncle, Joseph Roussel, au Mans.
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Il a confié la direction à sa sœur, Rosalie, religieuse également, sous le nom de Mère Marie Joseph. (La famille Roussel a produit de nombreux religieux).
L'autorité diocésaine, émue profondément, cherche partout avec le supérieur à Paris, dans les environs, une maison, un établissement quelconque pour ne pas être obligé de jeter à la rue ces pauvres enfants.
Impossible d'en trouver, un mot d'ordre est sans doute donné, il n'y a de place nulle part. C'est donc arrêté, il faudra anéantir cette œuvre charitable.

1° « Oui, construisez; la Sainte Vierge aime beaucoup les pauvres orphelins, vous réussirez. »
Et on a construit et les dépenses, si immenses fussent-elles, ont été facilement soldées.
2° « Oui, vous trouverez des éducateurs, soyez sans inquiétudes. » Et il s'en est présenté dans les conditions les plus inespérées.
Et à la troisième demande : « Vos orphelines resteront là où elles sont. »
Cette dernière réponse laissa incrédule le vénéré supérieur.
Le jour de la vente de la propriété arrive.
il s'y rend par acquit de conscience mais sans aucun but et n'ayant aucune ressource.

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La fameuse question : A combien ? retentit.
Il se hasarde à proposer un prix, mais une voix le couvre, le double, le triple immédiatement et la propriété, trouve un nouvel acquéreur...
Ce que l'on craignait était vrai, il fallait donc anéantir l'orphelinat.
Sortir bien vite et navré fut tout le résultat de la démarche de l'excellent prêtre, il eut le temps, au retour, de constater l'erreur commise par la voyante de Tilly.
Mais voilà que dans la soirée il est appelé au parloir et il y reconnaît l'enchérisseur de tantôt qui, peu satisfait de son acquisition, bouleversé et mécontent de son action, vient lui faire cette proposition : « Monsieur le supérieur, vous n'auriez peut-être pas besoin de toute la propriété, ce que vous occupez vous suffirait peut-être, je garderais le reste. » « Ce que nous avons suffirait très bien », répartit le supérieur. »
Et les conditions furent acceptables, acceptées, et les orphelines, désormais chez elles, sont restées, ainsi que l'avait dit Marie Martel.
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Un enfant Pierre De Lamarre ne cessait de dire à sa mère la Vicomtesse de Lorraine : « Je veux devenir prêtre. »
La pauvre femme eût voulu répondre à ce désir, mais veuve, sans ressources et dans l'impossibilité de
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pourvoir à l'instruction de son fils, détournée par les observations de sa famille, elle ne savait que faire.
Elle commença une neuvaine de communions pour supplier la Sainte Vierge de Tilly de l'éclairer, et elle fit demander par Marie Martel, quelle était la volonté de Dieu, résolue à surmonter tous les obstacles pour la suivre.
Ne pouvant venir à Tilly, elle pria une personne Mme Garrido Bernadette qui s'y rendait en action de grâces de parler pour elle.
La demande fut faite, mais, la vision terminée, cette personne n'avait encore pu aborder Marie Martel que la voiture publique pressait déjà le départ.
Une voyageuse lui criait : « Venez donc, nous devons partir. » « Mais je voudrais emporter la réponse d'une demande faite à la Sainte Vierge...» répondit-elle.

pourvoir à l'instruction de son fils, détournée par les observations de sa famille, elle ne savait que faire.
Elle commença une neuvaine de communions pour supplier la Sainte Vierge de Tilly de l'éclairer, et elle fit demander par Marie Martel, quelle était la volonté de Dieu, résolue à surmonter tous les obstacles pour la suivre.
Enfin, Marie Martel arrive : « Oui, dit-elle, il faut qu'il soit prêtre, assurez la mère que la très Sainte Vierge veut qu'il soit prêtre et Elle les bénira. »
« La réponse que j'attendais était bien celle-ci. Je me chargerai de tous les frais jusqu'au jour où il sera prêtre », dit spontanément cette dame à Marie.
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Près de Cherbourg, un enfant de dix-huit mois, Emile Audoire, violemment attaqué par la maladie, énergiquement soigné, fut en quelques heures, et malgré tout, à toute extrémité.
Le curé de la paroisse, l’abbé Patrice apprenant le désespoir de la famille, vint lui témoigner sa sympathie.
Il trouva l'enfant n'ayant plus qu'un souffle de vie et la grand mère disant à sa fille : « Remets-le dans son berceau, tu vois bien que c'est fini, il y mourra plus tranquillement. »


Il se mit à courir dans la chambre, complètement guéri. « Je vous avoue maintenant, dit le prêtre, que je le croyais sans aucune guérison possible. » Six personnes étaient là pour attester ce qui vient d'être dit, leur attestation est consigné au dossier.
Citons encore quelques guérisons :
L’abbé, connaissant la piété de la mère, lui dit : « Voici une médaille miraculeuse, elle a été bénie par la Sainte Vierge de Tilly, je vous dirai où plus tard, quand l'Eglise aura parlé ; voulez-vous l'accepter ? »
La mère, n’ayant plus aucun espoir passa la médaille au cou de l'enfant qui s'endormit aussitôt d'un sommeil parfait. Une heure après, il se réveillait, tendant les bras, souriant, voulant qu'on l'habillât, ce que l'on fit.
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Mr et Mme Bellouet grand propriétaire agricole, il souffrait lui d'un ganglion dur, douloureux, grossissant de plus en plus purulent. Il était sur le point de subir une opération avec un pronostic vital engagé.
Son épouse, fit une neuvaine à Tilly, avec la même formule « Très Sainte Mère, si c'est vous qui apparaissait à Tilly, je vous en prie, intercédez pour la guérison de mon époux, beaucoup de familles dépendent de lui...»
Elle commença cette neuvaine avec toute sa famille. Au deuxième jour le mal diminua. A la première inspection, pas de doute, le corps dur est devenu flasque, chaque jour il diminue.
Le neuvième jour personne n'eût pu dire qu'il eût existé, tout avait complètement disparu. J'ai revu plusieurs fois ce croyant en action de grâces à Tilly, et toujours parfaitement guéri.
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C'est un soldat cette fois-ci, François Pouliguen, qui est guéri dans les circonstances suivantes que son lieutenant Francis Marie va lui-même détailler et affirmer.
« Admis d'urgence à l'hôpital et ausculté attentivement par les docteurs, il fut reconnu que François Pouliguen était atteint de péritonite, de méningite tuberculeuse et de pneumonie infectieuse.
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Un soir on le trouva sans connaissance et un docteur lui injectait du sérum pour le rappeler à la vie, tout en disant dans un langage militaire : « Il va claquer cette nuit. »
L'officier Francis Marie, qui connaissait et avait foi en la Vierge de Tilly, remit à la religieuse qui soignait le moribond un morceau de l'arbre qu’il avait obtenu lors de ses précédents voyages à Tilly, en lui recommandant de le tremper dans une boisson quelconque, ce qui fut promis et fait.

Le lendemain le lieutenant vint s'informer, et quelle ne fut pas sa stupéfaction en constatant la guérison qui s'accentua progressivement, sans arrêt, et fut, comme les autres, radicale et persistante.
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A présent, il s’agit de la Grande-Duchesse Xenia Alexandrovna, née le 6 avril 1875 au palais Anitchkov de Saint-Pétersbourg.
Baptisée quelques jours plus tard dans la chapelle du palais d’Hiver, elle grandit au cœur de la dynastie impériale, sœur cadette de Nicolas II, d’Alexandre et de Georges, et sœur aînée de Michel et d’Olga.
Femme d’un profond sens du devoir, elle devint la mère attentive de sept enfants.

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Le premier fils était destiné à hériter du trône, mais en 1904, lorsque naît l’héritier tant attendu, le tsarévitch Alexis, la joie impériale fait place à la consternation.
À peine quelques semaines après sa naissance, on révèle à ses parents le terrible diagnostic.
Le jeune héritier est atteint d’hémophilie, une maladie implacable transmise par la lignée maternelle.

Pour l’impératrice, ce fut un poids de culpabilité et d’angoisse ; pour la famille, un secret gardé dans la plus stricte réserve.
Or, habituée à séjourner régulièrement en France, la Grande-Duchesse Xenia entendit parler des apparitions et des grâces de Tilly. Éprouvée par les drames politiques et familiaux, elle venait d’apprendre l’assassinat de son frère le Tsar Nicolas II, de l’impératrice et de leurs enfants et elle chercha lumière, secours et espérance.
Dans la plus grande discrétion, elle entreprit alors un pèlerinage à Tilly.
Personne n’en fut averti, sinon la voyante, Marie Martel, à qui elle confia, avec une humilité bouleversante, une unique supplication : demander à la Sainte Vierge la guérison de son fils, si telle était la volonté du Ciel.
Peu après son retour en Russie, un événement extraordinaire se produisit. À peine avait-elle franchi le seuil de son palais, que la gouvernante accourut vers elle, bouleversée. Pendant l’absence de la Grande-Duchesse, un fait inexplicable s’était produit : le jeune tsarévitch, jusque-là condamné à de perpétuelles souffrances, était subitement et totalement guéri. Une guérison complète, durable, et dont aucun médecin ne put expliquer l’origine.
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De la page numéro 449, à la page numéro 136
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Parmi ces malades, deux jeunes filles en traitement à l'hospice de Bayeux attirent l’attention.

Estelle et Thérèse Lebourgeois sont affectées de la même terrible maladie, la tuberculose.
Estelle a dû subir déjà la douloureuse opération de la résection du genou à la suite d'une tumeur blanche qui menaçait sa vie. Sa sœur Thérèse attend la même opération mais elle a supplié le chirurgien de la différer.
Elle a confiance en la Vierge qui apparaît à Tilly, et, dans sa robuste foi, elle espère qu'elle va guérir. Thérèse marche avec des béquilles et ne peut se mettre à genoux.
Il est 18h30 ; Marie arrive, se place au milieu du groupe formé par les malades et récite le Rosaire. La vision se manifeste à la première dizaine des mystères douloureux.

Au début, Marie invoque plusieurs fois la Reine du Très Saint Rosaire et dit : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous » puis elle converse avec l'apparition à voix basse, on peut entendre ces paroles : « Bonne Mère, que je suis heureuse de vous revoir. Que vous êtes belle. Bénissez-nous, accordez ces grâces. »
A ce moment, son regard se porte doucement vers la droite, elle semble suivre un mouvement de l'apparition.
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« Que vous êtes éblouissante, dit-elle ensuite. » « Comme on voudra que je fasse. » « Merci.» « Ils seront bien contents. » « Donnez-nous l'amour de votre divin Fils et frappez de grâce les cœurs.endurcis, soutenez-les. » « Nous prierons bien. » « Nous sommes vos enfants. » « Gardez-nous votre sainte protection. » « Guérissez les malades. » - « Achevez votre œuvre. » Et Marie fait un grand signe de croix en terminant : « Ah ! Le grand ange bleu. » « La belle étoile. » « Merci bonne Mère. »
La simplicité de ces paroles, le ton pénétrant avec lequel les prononce Marie, provoquent un moment d'émotion qui s’étend dans la foule des pèlerins.
Le visage de Marie est transfiguré, un sourire d'un grand charme l'éclaire et semble photographier ses pensées et ses impressions, le ravissement, le bonheur. A ce moment, elle est réellement belle, de cette beauté qui ne peut être qu'un reflet céleste.
Revenue à elle, Marie recommence à prier et récite deux dizaines de chapelet.
Une nouvelle vision se produit et, debout, Marie revoit et observe la basilique. Cette seconde vision terminée, elle se dirige vers les malades et leur parle.

S'adressant à Thérèse Lebourgeois en particulier, qui est assise dans un groupe à côté de ses béquilles, elle lui dit simplement :
« Mettez-vous à genoux. Puis, l'ayant invitée à se relever, elle lui dit qu'elle est guérie et qu'elle peut marcher. » Au même instant, la jeune fille se lève et marche au milieu de l'assistance fortement impressionnée.
Le Révérend Père Lesserteur s'approche de Thérèse, dès qu'elle peut sortir de la foule qui l'entoure et la presse : « Mon enfant, vous sentez-vous guérie ? » « Oui, Monsieur, je suis guérie. »
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Thérèse Lebourgeois regagna la voiture qui devait la ramener à Bayeux avec les autres malades et d'un bond elle sauta dans l'intérieur et, naïvement, quand elle fut assise, elle dit :

« Ah ! quel bonheur de ne plus avoir ses béquilles, elles tenaient vraiment trop de place dans le coupé. »

« Eh bien | Marchez devant moi, pour que l'on puisse voir si, réellement, vous avez encore besoin de vos béquilles. » Thérèse se mit immédiatement en marche comme si elle n'avait jamais été infirme. C'est au chant du Magnificat qu'elle fut accompagnée à la petite chapelle, l'enthousiasme et l'allégresse éclataient de toutes parts.
Voilà ce qui a été vu, constaté, par un millier de témoins.
Voilà bientôt trois ans qu'elle est guérie et radicalement guérie.
Le docteur Hamaide, qui vint de Paris au mois de septembre avec Gaston Mery, ausculta sur ma demande Thérèse Lebourgeois.
Il constata la guérison de la tumeur blanche au genou, sur lequel on voyait encore de nombreuses pointes de feu.
Il se rendit compte surtout que les lésions pulmonaires, qui avaient engagé le chirurgien à différer l'opération de la résection, avaient disparu.
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