La Basilique a été vue pour la première fois, partiellement, le 9 avril 1896, par cinq voyantes de l’école, et totalement,

le 26 juillet 1896, par neuf voyantes de l’école. Paul Guérard l’a vue également, plusieurs fois.

 

Mais c’est surtout Marie Martel qui l’a vue, bien souvent.

 

On ne connait pas exactement la date de sa première vision de la Basilique, mais on sait qu’elle ne l’a vue que d’un coup d’œil global et quasi-accidentel dans la période de l’ormeau.

 

C’est à partir de celle de l’herbage qu’elle est amenée à l’explorer vraiment, et fréquemment, de fond en comble, intérieurement et extérieurement, jusqu’à la date du 1er octobre 1898, où elle la verra pour la dernière fois et en dressera ensuite le croquis.

 

Elle a, de plus, fait recommencer une bonne vingtaine de fois, à un architecte, le croquis qu’il voulait faire d’après ses indications.

 

Nous allons donc donner ici un résumé général de tout ce qui ressort des diverses indications données, du 15 aout 897 au 8 septembre 1898.

 

Nous sommes sur le plateau Est de Tilly. L’école est à l’Ouest. Entre les deux coule la Seulles.

 

Nous supposons que la Basilique est déjà construite ?

 

Nous montons donc de la Seulles vers le hameau St Pierre. Nous arrivons au champ de M. Lepetit. Nous traversons la première partie, toujours nous dirigeant vers l’Est et rejoignant ainsi la haie avec l’ormeau et la petite chapelle qui est devant.

 

Nous franchissons la haie : dans le prolongement s’allonge la Basilique, dont s’étalent devant nous le flanc nord, vu des trois quarts, et la façade qui regarde l’Est (le prêtre étant à l’autel face à l’Orient).

 

La longueur totale est dans les environs de 120 mètres et la largeur de 30 à 32 mètres.

 

Nous gravissons d’abord quinze marches pour atteindre le parvis – il y en a autant devant les portes latérales donnant sur le transept, quinze comme le Rosaire.

 

L’Archange Saint Michel domine la porte centrale.

 

Il y a donc trois entrées générales, comme dans le temple d’Ezéchiel, lequel était lui-même surélevé de quinze marches, sept à un premier parvis, huit au second sans parler des dix marches finales du temple.

 

La disposition de l’édifice est la même, sauf que l’orientation est inverse : Ouest – Est.

 

Les deux entrées latérales sont doubles, de part et d’autre d’un autel chacune ce qui les portes à quatre.

 

Il y a les 5 Plaies de Notre-Seigneur, les quatre membres et le Cœur.

 

Pareillement la Basilique forme un rectangle dont les quatre angles sont munis de flèches élevées, et le centre du transept est coiffé d’un dôme en forme de tiare, de même hauteur que les flèches et de même diamètre que la largeur de la Basilique.

 

A l’extérieur, trois rangées de quinze clochetons font de ce dôme une véritable tiare, la triple couronne du Roi-Prêtre-Prophète, au somment de laquelle triomphe une grande statue du Christ-Roi, les bras ouverts et le Cœur rayonnant.

 

A l’intérieur, le dôme est soutenu par quatre piliers, dont chacun est constitué d’une colonne centrale entourée de quatorze plus petites, soit quinze en tout.

 

Les quatre piliers sont munis de statues de 90 centimètres de hauteur : les deux de gauche sont le Petit-Jésus connu de prague et la Vierge à l’Enfant.

 

L’intérieur de la coupole est orné de magnifiques sculptures et de grandes guirlandes blanches de roses, garnies de bandes dorées, et, autour, de petites statues de Saints, d’environ 50 centimètres de haut, à ras de la voûte ; avec une lumière éblouissante.

 

L’intérieur de la Basilique est disposé en trois parties.

 

La nef.​

 

Le transept.

 

Le chœur et le chevet.

 

La nef est triple, une centrale, deux bas-côtés. La toiture est pareillement triple, et les fenêtres sont symétriques aux deux étages, celui de la nef centrale et celui des deux latérales. Sept fenêtres ainsi sur chaque mur, soit 4x7=28 en tout.

 

Entre les fenêtres, quatorze petits autels ou chapelles, et entre les autels, des bancs, tout le long des murs.

 

Enfin, derrière le Maître-Autel, contre l’abside du fond, il y a l’autel de la Sainte Vierge, marbre et or, avec une grande statue de 2,80m environ : La Sainte Vierge a un manteau parsemé d’étoiles et tient sur son bras gauche l’Enfant-Jésus.

 

Au total, on a donc un gros ensemble centrale formé par le transept-chœur-abside, et une nef où s’égrènent quatorze chapelles : tout comme les piliers de la coupole sont une grosse colonne centrale entourée de quatorze petites.

 

Le chiffre 15 du Rosaire préside partout, ainsi que les roses, qui forment des guirlandes le long de la voûte et tout autour de la coupole, à la base de toutes les deux.

 

On peut supposer que les deux chapelles près de l’entrée auront leur autel au moment où la basilique sera construite.

 

Ce qui fera donc au total dix-huit autels : quatorze pour la nef et quatre pour le reste. Ces quatre-là sont répartis en deux groupes de deux :

 

1° Sacré-Cœur – Sainte Anne, dans le transept

2° Jésus – Marie, dans le fond.

 

Bien entendu, comme on l’a remarqué, on retrouve les deux personnages clefs qui on ouvert le mystère de Tilly, le 26 juillet 1896 : le Sacré-Cœur et sainte Anne.